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AdALA Association des Amis du Littoral d'Anglet

Courriers A.C.B.A. : Installation d'une unité de méthanisation dans la zone industrialo-portuaire
Posté par Adala le 10/12/12 (822 lectures)
Courriers A.C.B.A.

Monsieur le Président,

Objet : Installation d'une unité de méthanisation dans la zone industrialo-portuaire.   10 décembre 2012

Par un article paru dans Sud-Ouest daté du 29 novembre dernier, nous avons appris qu’existait un projet d’implantation sur la zone portuaire d’une usine de bio-méthanisation de lisier de porc et de déchets végétaux acheminés par bateaux, porté par un industriel néerlandais.

Nous avons également appris qu’une forte délégation locale se rendrait très prochainement aux Pays-Bas pour visiter des installations analogues, délégation comprenant notamment les maires des communes concernées ; depuis, le Maire de Tarnos a fait savoir qu’il ne participerait pas à ce déplacement.

Par l’objet de notre association AdALA qui vise à promouvoir dans l’intérêt général une gestion équilibrée du littoral océanique et fluvial angloy, et par nos prises de positions moult fois répétées dans les instances ad-hoc (S3PI, SCoT, …), vous n’ignorez pas l’attention toute particulière que nous portons au port de Bayonne et à ses activités.

Aussi, vous comprendrez l’importance que nous accordons à cette information et aux suites qui pourraient être données à ce projet. Nous vous prions donc, Monsieur le Président, de trouver ci-après l’expression de la position initiale d’AdALA sur ce sujet ...

Pour visualiser la suite du courrier, cliquer En savoir plus... ou Lire la suite...



... Dans l’absolu, vouloir transformer du lisier de porc en énergie maîtrisée présente un double avantage vertueux :

*          retirer du circuit naturel le lisier de porc qui, sans cela, resterait émetteur à l’air libre de méthane (gaz à effet de serre),

*          transformer un déchet en énergie exploitable.

D’autre part, la valorisation locale du lisier de porc permettrait d’élargir favorablement la palette d’image de la filière du porc basque au-delà de la seule IGP du jambon de Bayonne.

Enfin, envisager un transit par le port de Bayonne de bateaux acheminant le lisier contribuerait à l’accroissement souhaité du volume d’affaires sur le port.

Derrière cette présentation positive, il y a toutefois une façade moins vertueuse et plusieurs axes de réflexion doivent être adressés. 

Le méthane

A peu près la moitié du gaz produit par les unités de bio-méthanisation de lisier de porc est du méthane. De plus, le lisier ayant entamé sa décomposition avant et pendant son acheminement sur le site dégage lui aussi du méthane. Quelles que soient les précautions qui seraient prises dans la conception, la construction et l’opération de cette unité, des fuites de méthane ne sont pas à exclure. Or il s’avère que d’autres produits chimiques et gazeux sont présents sur la zone du port de Bayonne, dont le mélange avec le méthane serait désastreux. De plus, nous avons appris par ce même article de Sud-Ouest qu’un pourvoi en cassation n’était pas envisagé contre la décision administrative d’autoriser Yara à exporter son NAT par le port de Bayonne au lieu de Port la Nouvelle, ce qui augure donc des transbordements à venir de nitrate d’ammonium sur le port.

A lui seul, cet argument suffit à exclure tout projet d’installation d’une unité industrielle traitant du méthane dans cette zone portuaire qui, rappelons-le, est au voisinage immédiat (par localisation et par les vents dominants) d’une agglomération résidentielle et fortement peuplée. Le risque d’explosion ici n’est pas acceptable. 

Le CO²

En proportion un peu plus faible que le méthane, la fermentation du lisier produit du CO². A l’heure où les pouvoirs publics et les grandes entreprises multiplient les démarches visant à réduire les émissions de CO² d’une part, et à capter et stocker le CO² produit d’autre part (ex : pilote de captation / stockage de CO² mené par TOTAL à Lacq, projet européen Ulcos visant à fabriquer de l’acier avec moins de CO² produit, etc …), nous pensons que dans l’analyse du modèle industriel qui sera proposé une attention toute particulière doit être portée au processus d’émission de CO² et aux solutions offertes pour le capter, traiter, stocker.

Les transports

Même si, à ce que nous en avons lu, le modèle propose de traiter du lisier importé par bateaux, on peut imaginer que le lisier issu des élevages basques sera acheminé lui aussi vers l’unité de méthanisation.  En soi, il serait dommage de disposer à proximité d’une possibilité de conversion lisier / énergie et de s’en priver. Cependant, le lisier ne pourrait être acheminé que par camions depuis les élevages disséminés sur le territoire, avec les inconvénients évidents que cela comporte : encombrement des routes du pays-basque intérieur qui ne sont pas dimensionnées pour un trafic important de poids-lourds, encombrement de la voirie du port qui est déjà un goulot d’étranglement routier dans une zone Seveso2, dégradation de la voirie, risques d’accidents de la circulation ou lors des manipulations de transbordement du produit, etc …

Les nuisances olfactives

Par définition, le lisier de porc est fortement malodorant, et c’est un euphémisme. Aussi bien conçu, construit et opéré soit-il, le processus industriel de transbordement et de traitement du lisier ne sera pas imperméable aux mauvaises odeurs. En outre, le méthane étant inodore, il est additionné de mercaptans odorants qui permettent de l’identifier en cas de fuite. Les riverains de Lacq connaissent bien cette odeur. L’intégration du port de Bayonne dans la zone résidentielle peuplée, déjà évoquée au sujet des risques d’explosion, rend de ce fait inenvisageable l’implantation de l’usine à cet endroit du fait de la propagation de ces mauvaises odeurs. Outre les désagréments inacceptables qu’elles causeraient aux riverains (des précédents existent déjà sur le port), elles seraient en outre un facteur fortement démobilisateur pour l’activité touristique très développée sur les plages angloyes, qui se trouvent à proximité et sous le vent.

L’économie du projet

A ce stade, nous n’avons aucune information pour analyse. Parmi les questions les plus importantes, citons : de quel industriel néerlandais s’agit-il, quel est son background, depuis quand construit-il / opère t-il des unités de méthanisation, où se situent-elles, quel est son bilan HSE, quel est le volume de lisier traité, combien de bateaux sont nécessaires à traiter annuellement le volume, que devient le CO² produit, quel type de conversion est proposé (on suppose qu’il s’agit de turbogénération plutôt que de liquéfaction), quel est le degré d’étanchéité olfactive, a-t-il un plan de prévention des risques,  de quel investissement parle-t-on, etc …

Si vous deviez envisager de poursuivre la démarche d’accueil de cette usine, nous vous saurions gré de nous communiquer ces informations.

Tout ça pour quoi ?

Au chapitre des points positifs, nous avons listé l’idée « verte » de transformer des déchets en énergie.

Le chapitre des points négatifs est plus long, et comporte des items à notre avis rédhibitoires : le risque d’explosion et les nuisances olfactives.

S’il fallait ajouter du « positif » dans la balance, de quoi parlerions-nous ? Combien d’emplois à la clé ? Quel volume d’activité supplémentaire sur le port de Bayonne ? Combien de taxes pour combien de bateaux ?

AdALA a toujours affirmé que la préservation de notre espace naturel remarquable n’était pas incompatible avec un développement intelligent, raisonné et concerté des activités économiques et industrielles. Au contraire. Mais aussi sensibles que nous soyons à un développement équilibré de notre littoral, nous ne pouvons pas accepter que s’implantent à nos portes des activités hautement dangereuses et génératrices de nuisances.

C’est l’argument que nous avons mis en avant, comme vous, pour nous opposer au transit du NAT Yara par Bayonne. C’est celui que nous vous opposons aujourd’hui sur ce projet d’usine de méthanisation. Et il se renforce quand on sait que la cohabitation de ces deux sources de risques et nuisances génère en soi un troisième risque, majeur.

En espérant, Monsieur le Président, que vous voudrez bien prendre en compte cette analyse d’AdALA que nous voulons constructive mais ferme, nous vous prions de croire, Monsieur le Président, ...




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